En mode veille

veille (c) Freepik
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[Article mis à jour en 2017]

Etre Community Manager c’est être en veille.

Et ça tombe bien, j’aime passer du temps à fouiller et surveiller toutes sortes d’informations, de tous les domaines imaginables. Voici d’abord quelques définitions, que je considère importantes, pour débuter en veille dite « professionnelle ».

Quelques courtes définitions

Veille : pas seulement une observation attentive de l’actualité, la veille consiste aussi et surtout à collecter des informations pour permettre d’anticiper des besoins et des demandes. C’est pourquoi veille et curation s’accordent désormais.

Curation : sélection, édition et partage d’informations sur un sujet donné. La veille est donc une première étape de la curation.

Ces deux activités sont dynamiques et indispensables à un Community Manager. Il peut ainsi suivre les évolutions de ses outils web 2.0 et l’activité de ses domaines d’investigation et de communication. Et ce, 24/7 ou presque …

Les outils les plus connus

Google

Google gouverne le monde … de la recherche d’information et donc de la veille. La société américaine propose de nombreux outils à commencer par le suivi de l’actualité grâce à Google Search. Et il y a toute la suite G Suite au service des entreprises.

Les autres systèmes connus et que j’utilise régulièrement sont : Google Alertes et Google Reader (désormais « éteint »). L’intérêt des fameuses alertes Google est de recevoir « chez soi » l’actualité et les informations que l’on souhaite suivre. Le plus long et le plus complexe reste la mise en place de ces alertes. Le fonctionnement est certes simple. Prenons un sujet ou une thématique. Il s’agira de préparer une requête comme quand on fait une recherche tout simplement sur Google, puis de choisir la fréquence d »envoi et de suivi. C’est là toute la difficulté. Néanmoins, il est important de signaler que Google fait bien les choses en nous montrant le résultat de la requête en même temps que les mots-clés sont inscrits. A essayer !

L’autre outil, quelque fois décrié mais si utile : Google Reader. A mon goût le meilleur agrégateur de flux RSS. Pour rappel, les flux RSS sont les flux actualisés des différents articles des blogs et sites que l’on aime et que l’on suit. Je vous laisse apprécier l’article du Journal Du Net expliquant les flux RSS. Comme je le disais, Google Reader est, à mon avis, le plus puissant des agrégateurs de flux RSS. Voici pourquoi :

  • la liste des actualisations est claire et intuitive ;
  • le suivi est possible grâce à un grand nombre d’extensions pour navigateurs, smartphones et tablettes ;
  • à chaque nouvel abonnement, Google nous propose d’autres sources d’informations ;
  • on peut également suivre le flux RSS d’un compte Twitter ou d’un hashtag
  • système intéressant d’archivage des tweets (l’article de Benoit Descaryvous explique comment faire).

Agrégateur de flux

Netvibes concurrence sérieusement Google Reader. L’intérêt de cet outil est qu’il peut être mis en page d’accueil et ainsi facilite l’accès aux flux actualisés. Un petit rappel : Google avait un concurrent mais moins accessible : iGoogle. Si je devais utiliser Netvibes aujourd’hui, ce serait principalement pour utiliser les outils de statistiques proposés dans les versions payantes. Mais comme je souhaite mettre en avant les outils puissants et gratuits, je vous laisse apprécier de vous-mêmes. Et n’hésitez pas à me convaincre, voire à m’expliquer l’utilisation optimale qui me ferait adopter Netvibes 😉

Autre outil intéressant et novateur, relié à Google Reader : Feedly ! Son atout majeur ? Son interface tout à fait adaptée aux smartphones, la raison pour laquelle je l’ai adopté de suite, sous Android. A tester !

Où trouver des flux RSS ?

Grâce à cet annuaire : http://fluxrss.fr/

Les dates, toute une histoire

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Quand je repense à ces dernières années, tout se présente sous la forme de dates, un jour, un mois, une année. Depuis 2015, notre vie, notre vision du monde a changé, ma vie a changé.

Il y a eu ces 7 et 8 janvier 2015, suivis des 7 -8 jours suivants… Et puis une nuit lugubre de novembre, suivi d’un 14 juillet 2016 funeste. Et là, le « 11 septembre » était en France.

Dans le même temps, ma vie professionnelle et personnelle a évolué à partir d’avril 2015. Une nouvelle voie dans la carrière professionnelle s’est ouverte ; après quelques entretiens j’ai changé de ville et toujours en gardant la même passion pour la communication, j’ai mis mes connaissances au service d’un nouveau projet.

Et puis un 4 juillet, suivi d’un 11 octobre et de pleins événements tous heureux, qui ont conduit à un rendez-vous en 2019.

Pause café

(c) Pixabay

Mais toujours des dates, des dates qui sont des jalons comme sur Facebook, ces dates « anniversaires » que nous rappellent les robots de Google Agenda, ou encore ces dates qui ont vu une photo illustrant « un jour sur Facebook ». Et ces rétrospectives d’année que nous proposent Facebook pour nous rappeler tous les souvenirs, bons et mauvais, de l’année qui vient de s’écouler…

2 ans d’une histoire humaine, professionnelle, jalonnée de rencontres, d’aventures humaines riches en émotions, une histoire professionnelle et amicale, qui se laisse déguster comme un petit chocolat viennois, ou son pendant au café…

Pause café

(c) Pixabay

Cela mène à prendre des décisions, à faire des choix. Ce nouveau poste professionnel m’a mené à découvrir de nouvelles envies, de nouvelles compétences, et ainsi mettre en sommeil l’auto-entreprise. La vie associative a ses élans et ses ralentissements, aussi mon implication au sein de la Jeune Chambre Economique nécessite un léger éloignement, le temps de me rebooster pour de nouveaux projets au service de la cité tricasse, de l’association et de ses membres.

Et de nouvelles dates m’attendent : un nouveau logiciel à implémenter, un nouveau site à créer et développer, de nouveaux cours à dispenser, une vie à 2 à apprécier chaque jour. Car :

A chaque jour suffit sa peine

Et

Chaque jour apporte son lot de petits bonheurs

Prochain rendez-vous

(c) Pixabay

L’éveil des sources

veille (c) Freepik
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En 2012, je me lançais dans la création d’un site internet, et mon premier article s’attachait à la veille. Le voici mis à jour.


La veille, la recherche d’information et la curation ne sont efficaces que si les sources sont choisies correctement. Et comme pour tout, il y a des outils.

Agrégateurs de liens

Habituellement, on navigue sur internet, on aime une page et on la « marque ».  Le Community Manager les agrège. Tout simplement, les différentes pages sont marquées mais dans un système spécifique et sous une forme originale. J’en citerais 2 : Delicious et Pearltrees.

Delicious : les liens sont assemblés, organisés. Et comme, nous sommes face à des systèmes web 2.0, Delicious permet de créer une communauté, de commenter et de partager ses liens, ses groupes de liens, etc… Je dois avouer que je n’accroche pas au système. Tout d’abord la connexion par Yahoo, à l’époque où je l’ai testé, m’a totalement refroidie. Par contre, je suis assez fan de ce système par la présentation des sources sous la forme d’un magazine/profil Facebook.

Delicious

Avec cet article, je tente une nouvelle approche de Delicious. A suivre …

Le second est un peu moins connu mais beaucoup plus graphique ! Le système est toujours le même : on rassemble des liens favoris sous la forme, cette fois, d’un arbre : « Pearltrees » (en français : perle + arbre). On forme une sorte d’arbre avec à chaque branche des perles. L’arbre correspond à un thème, un groupe et les perles sont les liens que l’on sélectionne. Et toujours dans le monde 2.0, les commentaires et partages via un réseau de contact. A tester !

pearltrees

Agrégateurs de documents

De plus en plus de présentations PowerPoint (à prononcer avec l’accent français 😉 ) sont rendues disponibles sous format ppt consultable ou pdf. Souvent, je dirais que ces formats ont l’avantage d’apporter du contenu de qualité. Souvent ces présentations ont un but professionnel et donc le contenu et la forme ont un « air » professionnel et de qualité. A noter aussi la mode des livres blancs, qui peuvent également être consultables en ligne. On distinguera donc 2 outils : Slideshare pour les présentations PowerPoint [racheté par LinkedIn en mai 2012] et Scribd pour les fichiers pdf [freemium]. A l’usage, j’aurais tendance à abuser de Slideshare qui accepte également les pdf. L’interaction entre les différents comptes à suivre et « suiveurs » y est plus simple et plus ergonomique.

Mise en forme spécifique

Petit rappel : je tends à assimiler veille et curation. Donc recherche et suivi de l’information puis partage et retransmission de cette information. Les outils dits de curation parce que réellement créés pour faire de la création sont très intéressants.

Tout d’abord, Storify. La recherche de l’information et le partage – retranscription se font manuellement et ce, sur la forme d’un récit, d’une histoire. On y mixe les informations extraites de Twitter, de Facebook, de Youtube, de Slideshare (!) ou Scribd, etc … Et le message passe assez facilement. Je citerai l’exemple du Storify animé par la CCI de Reims et d »Epernay, actif [plus depuis fin 2015] et représentatif de l’utilisation que l’on peut faire de cet outil : retour sur un événement important (salon, inauguration, …) et veille sur un sujet (à la place du fichier Word).

storify

Pour ceux qui n’auraient pas le temps de chercher l’information mais qui souhaiteraient garder la main sur la partie sélection-partage, il y a Scoop.it. Alors là, c’est simple : on choisit les mots-clés de sa veille, les sources, les médias sociaux à suivre et hop ! Les articles s’affichent, ne reste plus qu’à garder et à publier sur son propre tableau les informations que l’on veut mettre en avant. Et le tableau ressemble à un magazine. Et parce que la mobilité devient le maître-mot pour le web, on peut lire tout cela depuis une tablette, un écran plus grand ou un smartphone. Et en plus, on peut même « scooper » un article qu’on lit par hasard, comme on le mettrai en « marque-page ». Qu’en dites-vous ?

scoopit

Vous êtes plutôt occupé(e)s ? Pas du tout le temps de sélectionner l’information ? Avec Paper.li, tout se fait en automatique, sous le même format et le même système que Scoop.it. A noter que la publication sur les réseaux sociaux est tout aussi automatisée. Le rêve !?

paperli

Réseaux sociaux

Je dirais presque mon outil favori, « SocialMedia Addict ». Car oui, les réseaux sociaux ne servent pas seulement à signaler que l’on prend un café dans un bar, accompagné de tel ou tel ami ! Ce sont des outils de communication et de suivi de l’information.

En premier lieu, Twitter où l’on retrouve toute l’information en direct live. Et grâce à l’utilisation des hashtags et à Twitter Search, on suit un domaine/un thème/une information en particulier. Là, on parle d’un outil hyper puissant ! Et très chronophage. Attention à l’addiction qui peut guetter.

Facebook permet aussi une veille, certes moins puissante. Le système des listes d’intérêt aide à veiller sur tel ou tel sujet. Mais surtout les réseaux sociaux permettent de partager l’information sélectionnée. Et ce, sur le ton, le mode, la langue qui nous ressemble, à notre image ! Je vous laisse apprécier ce schéma créé à l’occasion de mon rapport de stage chez Business Fabrik :

reseaux sociaux

La veille, tout un projet à faire mûrir

De cet article outre-atlantique, il faut retenir qu’on n’exécute pas une veille comme on se lève le matin et que l’on boit un café. Non, tout est bien réfléchi. La multiplicité des outils requiert une certaine réflexion de la démarche. Par exemple, pour quoi (ou pourquoi) veiller ? Il ne faut pas oublier que la veille quotidienne, active et précise, la veille qui permet d’innover, de prendre des décisions stratégiques, cette veille-ci est chronophage. Il est donc recommandé de cibler sa veille : quels thèmes ou mots-clés favoriser ? quels processus mettre en place ? et surtout à qui est destinée la veille ? C’est donc tout un processus qu’il faut suivre à la lettre ou presque, je cite :

Pour une veille structurée et à valeur ajoutée, il est important de respecter les étapes suivantes :

La collecte de l’information : la collecte se fait via les flux RSS, les alertes et des outils comme Google Actualités et Google News, les requêtes dans les principaux moteurs de recherche, les médias sociaux de type « professionnel » comme Twitter ou Linkedin. […] Cette étape comprend également le tri, l’organisation et le stockage des informations collectées. Des outils de gestion de favoris comme Delicious sont tout à fait pertinents pour cette étape. Ils nous offrent la possibilité d’organiser nos favoris par « tag » ou mot-clé et de générer des listes dynamiques ou des webographies à partir de chacun des mots-clés attribués.

L’analyse et le traitement : cette étape est cruciale et consiste à transformer et à enrichir les informations brutes collectées, c’est la valeur ajoutée de la veille, de tirer profit de la masse d’information collectée. Elle consiste à analyser et à synthétiser l’information brute, à la rendre exploitable pour la prise de décision. Elle peut prendre la forme d’un dossier, d’un rapport, d’une synthèse ou tout simplement d’une liste de ressources organisées par thème et sous thèmes.

La diffusion : consiste à transmettre et à partager les résultats de la veille. La diffusion doit être faite de façon régulière. Pour cela, il existe différentes formes ou produits de la veille : bulletins de veille, infolettres, billets de blogue, etc. L’intérêt de la veille réside dans le partage, faire profiter le maximum de personnes des résultats de la veille.

La capitalisation : cette étape permet d’apprécier et de valoriser tout le processus de veille et particulièrement les résultats de la veille, c’est l’étape la plus longue, elle se fait progressivement et peut se traduire par la constitution d’une base de connaissances avec des outils comme les wikis. […]

Je laisse le mot de la fin à nos cousins québécois :

Réussir la veille c’est éviter d’improviser, respecter toutes les étapes du cycle de la veille et aller au-delà de la collecte d’information.

L’étape de la réflexion est cruciale : une bonne analyse des besoins et une définition des objectifs est un gage de réussite de tout projet de veille. Improviser cette étape peut conduire à l’échec de tout le processus.

Source

Comment réussir son projet de veille ?, le blogue des bibliothèques de la ville de Montréal

Pinterest, le réseau qui monte ?

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Cet hiver, j’ai reçu des notifications sur mon compte Pinterest m’indiquant que des amis de mon profil Facebook se connectait désormais sur Pinterest et qu’ils suivaient mon compte.

Pinterest a été lancé en 2010 et compte à ce jour 48,7 millions membres. Ces membres sont principalement des femmes âgées entre 25 et 34 ans.

Les nouveaux arrivants

Ces indications démographiques se vérifient dans mes nouveaux amis sur Pinterest. Mais pourquoi venir sur Pinterest ?

Je rappelle que le principe de ce média est de partager ses centres d’intérêt, passions, hobbies, à travers des albums de photographies glanées sur l’Internet. Je souligne bien « glanées sur Internet » car la base de ce site est de centraliser des visuels aperçus sur le web, et non partager ses photos de vacances ou encore synchroniser ses photos mobiles.

Alors pourquoi venir sur Pinterest ?

Pinterest sera-t-il le réseau à la mode pour 2015 ? Je m’inquiète car je trouve ce réseau puissant pour vendre des habits ou des œuvres d’artistes, designers. C’est également très intéressant pour nous les communicants pour partager et échanger des infographies.

Attention à ne pas galvauder ce média et en faire un pendant à Instagram ou FlickR ou pire Picasa. Son but n’est pas celui-ci. Prévenons-nous d’utiliser les réseaux qui nous plaisent sans s’attacher à leur objectif premier.

Alors, ma question, mes interrogations vont à ces nouveaux arrivants : comment et pour-quoi venir sur Pinterest ?

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