veille (c) Freepik

L’éveil des sources

En 2012, je me lançais dans la création d’un site internet, et mon premier article s’attachait à la veille. Le voici mis à jour.


La veille, la recherche d’information et la curation ne sont efficaces que si les sources sont choisies correctement. Et comme pour tout, il y a des outils.

Agrégateurs de liens

Habituellement, on navigue sur internet, on aime une page et on la « marque ».  Le Community Manager les agrège. Tout simplement, les différentes pages sont marquées mais dans un système spécifique et sous une forme originale. J’en citerais 2 : Delicious et Pearltrees.

Delicious : les liens sont assemblés, organisés. Et comme, nous sommes face à des systèmes web 2.0, Delicious permet de créer une communauté, de commenter et de partager ses liens, ses groupes de liens, etc… Je dois avouer que je n’accroche pas au système. Tout d’abord la connexion par Yahoo, à l’époque où je l’ai testé, m’a totalement refroidie. Par contre, je suis assez fan de ce système par la présentation des sources sous la forme d’un magazine/profil Facebook.

Delicious

Avec cet article, je tente une nouvelle approche de Delicious. A suivre …

Le second est un peu moins connu mais beaucoup plus graphique ! Le système est toujours le même : on rassemble des liens favoris sous la forme, cette fois, d’un arbre : « Pearltrees » (en français : perle + arbre). On forme une sorte d’arbre avec à chaque branche des perles. L’arbre correspond à un thème, un groupe et les perles sont les liens que l’on sélectionne. Et toujours dans le monde 2.0, les commentaires et partages via un réseau de contact. A tester !

pearltrees

Agrégateurs de documents

De plus en plus de présentations PowerPoint (à prononcer avec l’accent français 😉 ) sont rendues disponibles sous format ppt consultable ou pdf. Souvent, je dirais que ces formats ont l’avantage d’apporter du contenu de qualité. Souvent ces présentations ont un but professionnel et donc le contenu et la forme ont un « air » professionnel et de qualité. A noter aussi la mode des livres blancs, qui peuvent également être consultables en ligne. On distinguera donc 2 outils : Slideshare pour les présentations PowerPoint [racheté par LinkedIn en mai 2012] et Scribd pour les fichiers pdf [freemium]. A l’usage, j’aurais tendance à abuser de Slideshare qui accepte également les pdf. L’interaction entre les différents comptes à suivre et « suiveurs » y est plus simple et plus ergonomique.

Mise en forme spécifique

Petit rappel : je tends à assimiler veille et curation. Donc recherche et suivi de l’information puis partage et retransmission de cette information. Les outils dits de curation parce que réellement créés pour faire de la création sont très intéressants.

Tout d’abord, Storify. La recherche de l’information et le partage – retranscription se font manuellement et ce, sur la forme d’un récit, d’une histoire. On y mixe les informations extraites de Twitter, de Facebook, de Youtube, de Slideshare (!) ou Scribd, etc … Et le message passe assez facilement. Je citerai l’exemple du Storify animé par la CCI de Reims et d »Epernay, actif [plus depuis fin 2015] et représentatif de l’utilisation que l’on peut faire de cet outil : retour sur un événement important (salon, inauguration, …) et veille sur un sujet (à la place du fichier Word).

storify

Pour ceux qui n’auraient pas le temps de chercher l’information mais qui souhaiteraient garder la main sur la partie sélection-partage, il y a Scoop.it. Alors là, c’est simple : on choisit les mots-clés de sa veille, les sources, les médias sociaux à suivre et hop ! Les articles s’affichent, ne reste plus qu’à garder et à publier sur son propre tableau les informations que l’on veut mettre en avant. Et le tableau ressemble à un magazine. Et parce que la mobilité devient le maître-mot pour le web, on peut lire tout cela depuis une tablette, un écran plus grand ou un smartphone. Et en plus, on peut même « scooper » un article qu’on lit par hasard, comme on le mettrai en « marque-page ». Qu’en dites-vous ?

scoopit

Vous êtes plutôt occupé(e)s ? Pas du tout le temps de sélectionner l’information ? Avec Paper.li, tout se fait en automatique, sous le même format et le même système que Scoop.it. A noter que la publication sur les réseaux sociaux est tout aussi automatisée. Le rêve !?

paperli

Réseaux sociaux

Je dirais presque mon outil favori, « SocialMedia Addict ». Car oui, les réseaux sociaux ne servent pas seulement à signaler que l’on prend un café dans un bar, accompagné de tel ou tel ami ! Ce sont des outils de communication et de suivi de l’information.

En premier lieu, Twitter où l’on retrouve toute l’information en direct live. Et grâce à l’utilisation des hashtags et à Twitter Search, on suit un domaine/un thème/une information en particulier. Là, on parle d’un outil hyper puissant ! Et très chronophage. Attention à l’addiction qui peut guetter.

Facebook permet aussi une veille, certes moins puissante. Le système des listes d’intérêt aide à veiller sur tel ou tel sujet. Mais surtout les réseaux sociaux permettent de partager l’information sélectionnée. Et ce, sur le ton, le mode, la langue qui nous ressemble, à notre image ! Je vous laisse apprécier ce schéma créé à l’occasion de mon rapport de stage chez Business Fabrik :

reseaux sociaux

La veille, tout un projet à faire mûrir

De cet article outre-atlantique, il faut retenir qu’on n’exécute pas une veille comme on se lève le matin et que l’on boit un café. Non, tout est bien réfléchi. La multiplicité des outils requiert une certaine réflexion de la démarche. Par exemple, pour quoi (ou pourquoi) veiller ? Il ne faut pas oublier que la veille quotidienne, active et précise, la veille qui permet d’innover, de prendre des décisions stratégiques, cette veille-ci est chronophage. Il est donc recommandé de cibler sa veille : quels thèmes ou mots-clés favoriser ? quels processus mettre en place ? et surtout à qui est destinée la veille ? C’est donc tout un processus qu’il faut suivre à la lettre ou presque, je cite :

Pour une veille structurée et à valeur ajoutée, il est important de respecter les étapes suivantes :

La collecte de l’information : la collecte se fait via les flux RSS, les alertes et des outils comme Google Actualités et Google News, les requêtes dans les principaux moteurs de recherche, les médias sociaux de type « professionnel » comme Twitter ou Linkedin. […] Cette étape comprend également le tri, l’organisation et le stockage des informations collectées. Des outils de gestion de favoris comme Delicious sont tout à fait pertinents pour cette étape. Ils nous offrent la possibilité d’organiser nos favoris par « tag » ou mot-clé et de générer des listes dynamiques ou des webographies à partir de chacun des mots-clés attribués.

L’analyse et le traitement : cette étape est cruciale et consiste à transformer et à enrichir les informations brutes collectées, c’est la valeur ajoutée de la veille, de tirer profit de la masse d’information collectée. Elle consiste à analyser et à synthétiser l’information brute, à la rendre exploitable pour la prise de décision. Elle peut prendre la forme d’un dossier, d’un rapport, d’une synthèse ou tout simplement d’une liste de ressources organisées par thème et sous thèmes.

La diffusion : consiste à transmettre et à partager les résultats de la veille. La diffusion doit être faite de façon régulière. Pour cela, il existe différentes formes ou produits de la veille : bulletins de veille, infolettres, billets de blogue, etc. L’intérêt de la veille réside dans le partage, faire profiter le maximum de personnes des résultats de la veille.

La capitalisation : cette étape permet d’apprécier et de valoriser tout le processus de veille et particulièrement les résultats de la veille, c’est l’étape la plus longue, elle se fait progressivement et peut se traduire par la constitution d’une base de connaissances avec des outils comme les wikis. […]

Je laisse le mot de la fin à nos cousins québécois :

Réussir la veille c’est éviter d’improviser, respecter toutes les étapes du cycle de la veille et aller au-delà de la collecte d’information.

L’étape de la réflexion est cruciale : une bonne analyse des besoins et une définition des objectifs est un gage de réussite de tout projet de veille. Improviser cette étape peut conduire à l’échec de tout le processus.

Source

Comment réussir son projet de veille ?, le blogue des bibliothèques de la ville de Montréal

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