Un jour à la Foire de Châlons


Lundi soir se terminait la Foire de Châlons. Pendant 10 jours, Châlons-en-Champagne est devenu le coeur de l’activité économique de la région Champagne-Ardenne.
Au 12ème siècle, on parlait des Foires de Champagne, haut-lieu de l’économie et du commerce pendant 1 siècle en Europe. Aujourd’hui, camelots de la région, grands groupes et collectivités locales se rassemblent et présentent leurs produits, les vendent à un prix « Foire ».

Cette année, je me suis décidée à y aller pour observer comment étaient présents les réseaux sociaux. Tout d’abord, la connexion wifi était impossible dans les parties extérieures, comme dans les différents halls (sous les chapiteaux ou dans le Capitole en dur). Pourtant, les commerciaux et entrepreneurs sur les stands semblaient tous connectés et reliés au web par ordinateur et/ou par smartphone. Ainsi le visiteur ne serait-il pas là pour « partager » ?

Premier constat après 1 heure de déambulation dans toute la zone extérieure et le chapiteau des camelots, 3 apparitions de Facebook. Par contre, on notera la présence d’adresses de sites internet ainsi qu’une collection de QR Codes renvoyant souvent vers ces sites internet. Dernière précision, peu ou presque pas de flyers, plaquettes, cartes de visite … Une foire ne serait ni un salon, ni un forum ?

Après 3 heures, le constat est cuisant : 11 logos ou citations de Facebook. Et je n’ai pas compté les autres réseaux, encore moins présents. Les 765 exposants ne semblent pas prendre appui sur les Réseaux Sociaux. On parle plutôt de « kits », de « balais magiques », d' »épilation sans douleur », de « poêles révolutionnaires » ou encore d' »applications numériques innovantes ».

Je crois que je commence à comprendre. Une foire n’est pas le moment pour les entreprises et les marques où elles communiquent, mais plutôt où elles vendent. Les stands sont des lieux propices à l’action, à l’achat. Les camelots nous interpellent à peine après un regard.

Les flyers, plaquettes sont absents des stands remplis d’objets d’exposition (susceptibles d’être vendus pendant ces 10 jours). Alors pas besoin de dire que l’on existe : le client qui aura acheter sur la Foire, sera rentré dans nos listes de contacts. On pourra lui envoyer par la suite catalogues et mailings. A notre retour sur la Foire l’an prochain, il suffira de lui offrir une entrée.

Je rappelle que les réseaux sociaux sont d’excellents outils pour générer une bonne image de marque ainsi que fidéliser le client. Après cette escapade à Châlons, j’en conclus que Facebook n’est pas un outil de vente. Et ce n’est pas un outil que les vendeurs utilisent dans leurs négociations.

En résumé, lors d’une foire, il n’est pas indispensable de préparer une foule d’objets de communication. Vos produits sur le stand sont suffisants pour vous faire (re)connaître. De plus, les réseaux sociaux sont utiles si vous souhaitez impliquer vos clients (sondages, jeux-concours) mais quasiment inutiles dans le cadre de la vente en direct, et même par correspondance.

Enfin, je cite une dame d’environ 60 ans, croisée dans les allées du chapiteau des camelots : « je chercherai sur internet » … Tout n’est pas perdu pour les réseaux sociaux ?!

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