Growth-Hacking

Le growth hacking, kézako ?

En 2014, l’année a été marqué par l’avénement d’un nouveau métier ou « état d’esprit » : le « growth hacking ».

Mais qu’est-ce que cela peut-il bien être ?

Tout de suite, je pense « hacking », danger, piratage. Puis je traduis littéralement « growth » = croissance, « hacking » = pirate. C’est un piratage de la croissance ? Merci Google Trad 😉

Et j’ai trouvé une conférence télévisée à ce sujet.

Définition – principes

Selon le site francophone du « growth hacking », il s’agit de l’ensemble des actions entreprises par un individu, pour promouvoir et assurer la croissance rapide d’un produit et/ou service.

Le « growth hacker » utilise tous les outils web à sa disposition pour aider au développement et à la croissance des produits pour lesquels il travaille, dont les réseaux sociaux.

Est-ce un remplaçant du Community Manager ? Sont-ils complémentaires ?

Bref, ce nouveau métier intrigue. En plus, à la lecture des différents articles, on se rend compte que CM et GH sont tous 2 des moutons à 5 pattes.

Mouton à 5 pattes

Le « growth hacking » profite des techniques informatiques liées à la gestion des bases de données, des indicateurs fournis par Facebook et les autres Gafa pour récupérer et traiter de nombreuses données permettant d’identifier les utilisateurs cibles, mais aussi toutes les techniques « virulentes » en SEO, etc.

J’aime à croire que ce nouveau terme est l’occasion pour le monde des réseaux sociaux de se réformer, se reformuler, s’adapter à la technologie, évoluer avec les techniques et face aux évolutions marketing des Gafa, des logiciels. Mais c’est aussi intéressant pour se poser face à l’avalanche de données et savoir en tirer profit.

Depuis 2014, le Community Manager est devenu Social Media Manager, Growth Hacker, SEO Manager, etc. Des outils naissent chaque jour pour aider à pratiquer le « growth hacking ».

Je m’interroge : la spécialisation du métier de communicant du numérique est-elle compatible avec l’évolution du monde du travail, l’infobésité ?

Des exemples du « growth hacking »

Grâce à La Fabrique du Net, nous pouvons découvrir des cas de « growth hacking » qui paraissent tellement innés dans nos quotidiens, que l’on ne peut soupçonner qu’ils sont basés sur les nouvelles méthodes de gestion « virulente » des réseaux sociaux.

  • Hotmail : au début, pour populariser cette messagerie, les créateurs ont proposé d’apposer automatiquement en bas de chaque mail envoyé « PS : I love you. Get your free e-mail at Hotmail ». Nous, utilisateurs, avons pu lire ceci dans les mails de certains de nos interlocuteurs et se créer ensuite un mail « Hotmail », etc. Depuis, cette technique est reprise par Apple, Samsung, Android ou même Outlook.
  • Youtube : le fonction « embed » permet d’insérer une vidéo Youtube sur son site internet, et ainsi lire Youtube, sans y être…
  • Spotify : il a usé de Facebook pour développer sa clientèle et se faire connaître, en intégrant un partage automatique sur Facebook.
  • Dropbox : obtenir 16 Go d’espace en supplémentaire en téléchargeant l’appli, en invitant des personnes, etc., ceci correspond à une technique du « growth hacking ».
  • Twitter : les débuts du petit oiseau gazouilleur ont été difficiles, le système mal compris par certains des utilisateurs qui lâchaient vite la plateforme, s’abonnaient peu. Alors pourquoi pas proposer une liste de comptes à suivre…

Finalement, le « growth hacking » redéfinit les techniques de marketing, autant que de communication. Quand on reprend le canevas du Business Model, les techniques de « growth hacking » permettent d’envisager les structures de coûts et les sources de revenus.

Mais aussi, on adapte sa communication à mieux fidéliser la clientèle, mieux assumer ses produits, etc. A chaque nouvelle technique marketing ou de communication, une nouvelle manière de penser, de re-penser les métiers. Rien n’est plus figé.

Sources complémentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *