Je suis Community Manager

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Il y a 7 ans, je commençais mon premier stage en communication, en tant qu’animatrice des réseaux sociaux. J’y ai découvert et appris mon métier de cœur : Community Manager.

Depuis, je l’ai exercée en tant que « chargée des réseaux sociaux », « animatrice réseau ». Et j’ai développé des compétences en graphisme, en stratégie de communication, en formation, en développement web, … un véritable couteau suisse.

Lors des 2 derniers mois, le site Journal Du CM a publié via la voix de Laurent Bour 2 articles présentant les compétences, qualités et problématiques du métier de Community Manager. Je vous propose cette infographie pour résumer ces 2 articles, en lien ci-dessous.

Être animateur réseau (Community Manager) 1/3

Veille
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C’est s’occuper d’un réseau, un réseau d’hommes et de femmes avec des fragilités, des faiblesses, des bontés, des bonheurs, des forces, des envies, une chaleur dans les mots, de l’inconstance, etc.

Et l’animer, c’est le rendre vivant, actif, lui donner la vie, le créer et le garder en vie, lui donner du souffle, le remotiver, etc.

Principe 1 : sans information, pas de communication

La communication, en général, consiste à transmettre des informations de tout ordre : faire acheter un produit, en vanter ses mérites, donner à penser qu’une personne politique est bonne à être élue, qu’une ville, un musée doivent être visités, que tels aliments sont bons / mauvais pour la santé, etc.

Cela se base sur une information : tel produit nous aide à chauffer la nourriture, sans coller à la poêle. Mais comment savoir, obtenir cette information ?

En la cherchant, en s’informant, en prenant soi-même son bâton de pèlerin pour aller à la pêche aux informations.

Et les informations, ce sont aussi les bonnes idées des concurrents ou leurs erreurs.

Il est intéressant d’être en veille pour appliquer à soi ce que les autres font, s’en inspirer, copier et adapter à son secteur d’activité, éviter les erreurs, faire mieux que le voisin, anticiper des réactions, etc.

La communication demande d’être curieux, de vouloir voir ailleurs, faire naître de nouvelles idées, innover, tester, lire des critiques de film, des commentaires sur tel personnage public, etc.

Grâce aux réseaux sociaux, cette veille est accessible à tout le monde, pour tout le monde, par tout le monde et sur tous les sujets. Il existe autant de médias sociaux que de sujets à veiller, traiter, partager, analyser, tester, etc.

Par cette profusion, il peut être utile de se poser quelques instants et réfléchir à ce que l’on veut suivre, surveiller. Ensuite on pourra commencer à déterminer quels outils employer.

Il faut également savoir pourquoi on a besoin d’être en veille, quelles dépenses on est prêt à faire pour une veille optimale, le temps qu’il nous est possible d’y consacrer.

Je vous propose de compléter cet article avec ces 2 articles rédigés précédemment qui détaille la veille, ses outils, sa méthodologie, etc.


« IL N’Y A RIEN DE MIEUX QU’UN CADRE STRATÉGIQUE »


To be continued…

Le décalage selon Lorànt Deutsch

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Il y a quelques jours, j’ai assisté à mon premier TEDx à Reims sur le thème de « Décalé », dont un des speakers était Lorànt Deutsch. Quel speaker !

J’avoue que j’ai été transporté par sa fougue, sa curiosité, son intuition de l’histoire, de notre histoire de France, et des petites histoires. Selon lui, « les manuels d’histoire peuvent nous aider à mieux décrypter notre imaginaire ». Car, la mythologie de l’Illiade ou encore l’Empire napoléonien, ces épopées forgent nos rêves d’enfant, à cheval pour tuer un cyclope ou encore mener des batailles avec nos petits soldats de plomb…

Si je m’en tiens à ses mots, la curiosité est une qualité, en particulier « être curieux de tout, sur tout, vouloir lever le voile sur toutes les ombres autour de nous. La réalité part des légendes ». Savez-vous pourquoi le nom de votre rue a ce nom ?

Lorànt Deutsch continue à débiter ses inspirations, les mots sortent à toute allure et la salle galope dans les rues de Reims à l’arrivée des rois venant se faire couronner à la cathédrale…

Être curieux, c’est rendre la réalité plus éclairée, une réalité « augmentée ». Le terme « réalité augmentée » prend un autre sens qui inspire et pousse à la réflexion. La technologie parle de « réalité augmentée », quand d’une feuille de papier s’extirpe un bâtiment. Pour la curiosité, la recherche des petites histoires, la feuille de papier qui nous sert de support de lecture dans les manuels, devient le terrain d’une aventure, celle de notre vie, notre rue ou encore la Grande Histoire. En écrivant cet article, je repense à mes dernières lectures et en particulier à « La Nuit de Lampedusa » de Daniel Picouli, une histoire à côté de l’Histoire qui a fait l’Histoire.

Lorànt Deutsch va encore plus loin : l’histoire devient l’égale de la philosophie à son avis. « Cultiver ses pourquoi, c’est aussi lutter contre la mort », conclue Lorànt Deutsch. C’est radical, non ?

Et quand on y repense, il n’a peut-être pas forcément tort. En particulier, avec la perspective des livres d’Erik Orsenna : « La grammaire est une chanson douce », « Les Chevaliers du subjonctif », « La révolte des accents », « Et si on dansait ? » et « La Fabrique des mots ». Poser des mots sur le sens, le pourquoi de chaque chose, le nom des rues, la géographie de nos villes, la localisation de telle cité ou encore le quadrillage des voies ferrées… Bref, comme l’a souligné Lorànt Deutsch pendant la soirée, « les mots sont des monuments dans nos bouches. »

Je pars d’un retour sur un TEDx pour réfléchir à la philosophie des mots, à l’Histoire, à la réalité qui nous entoure. Au final, être curieux de tout, ce n’est pas si décalé que ça, non ?

Le growth hacking, kézako ?

Growth-Hacking
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En 2014, l’année a été marqué par l’avénement d’un nouveau métier ou « état d’esprit » : le « growth hacking ».

Mais qu’est-ce que cela peut-il bien être ?

Tout de suite, je pense « hacking », danger, piratage. Puis je traduis littéralement « growth » = croissance, « hacking » = pirate. C’est un piratage de la croissance ? Merci Google Trad 😉

Et j’ai trouvé une conférence télévisée à ce sujet.

Définition – principes

Selon le site francophone du « growth hacking », il s’agit de l’ensemble des actions entreprises par un individu, pour promouvoir et assurer la croissance rapide d’un produit et/ou service.

Le « growth hacker » utilise tous les outils web à sa disposition pour aider au développement et à la croissance des produits pour lesquels il travaille, dont les réseaux sociaux.

Est-ce un remplaçant du Community Manager ? Sont-ils complémentaires ?

Bref, ce nouveau métier intrigue. En plus, à la lecture des différents articles, on se rend compte que CM et GH sont tous 2 des moutons à 5 pattes.

Mouton à 5 pattes

Le « growth hacking » profite des techniques informatiques liées à la gestion des bases de données, des indicateurs fournis par Facebook et les autres Gafa pour récupérer et traiter de nombreuses données permettant d’identifier les utilisateurs cibles, mais aussi toutes les techniques « virulentes » en SEO, etc.

J’aime à croire que ce nouveau terme est l’occasion pour le monde des réseaux sociaux de se réformer, se reformuler, s’adapter à la technologie, évoluer avec les techniques et face aux évolutions marketing des Gafa, des logiciels. Mais c’est aussi intéressant pour se poser face à l’avalanche de données et savoir en tirer profit.

Depuis 2014, le Community Manager est devenu Social Media Manager, Growth Hacker, SEO Manager, etc. Des outils naissent chaque jour pour aider à pratiquer le « growth hacking ».

Je m’interroge : la spécialisation du métier de communicant du numérique est-elle compatible avec l’évolution du monde du travail, l’infobésité ?

Des exemples du « growth hacking »

Grâce à La Fabrique du Net, nous pouvons découvrir des cas de « growth hacking » qui paraissent tellement innés dans nos quotidiens, que l’on ne peut soupçonner qu’ils sont basés sur les nouvelles méthodes de gestion « virulente » des réseaux sociaux.

  • Hotmail : au début, pour populariser cette messagerie, les créateurs ont proposé d’apposer automatiquement en bas de chaque mail envoyé « PS : I love you. Get your free e-mail at Hotmail ». Nous, utilisateurs, avons pu lire ceci dans les mails de certains de nos interlocuteurs et se créer ensuite un mail « Hotmail », etc. Depuis, cette technique est reprise par Apple, Samsung, Android ou même Outlook.
  • Youtube : le fonction « embed » permet d’insérer une vidéo Youtube sur son site internet, et ainsi lire Youtube, sans y être…
  • Spotify : il a usé de Facebook pour développer sa clientèle et se faire connaître, en intégrant un partage automatique sur Facebook.
  • Dropbox : obtenir 16 Go d’espace en supplémentaire en téléchargeant l’appli, en invitant des personnes, etc., ceci correspond à une technique du « growth hacking ».
  • Twitter : les débuts du petit oiseau gazouilleur ont été difficiles, le système mal compris par certains des utilisateurs qui lâchaient vite la plateforme, s’abonnaient peu. Alors pourquoi pas proposer une liste de comptes à suivre…

Finalement, le « growth hacking » redéfinit les techniques de marketing, autant que de communication. Quand on reprend le canevas du Business Model, les techniques de « growth hacking » permettent d’envisager les structures de coûts et les sources de revenus.

Mais aussi, on adapte sa communication à mieux fidéliser la clientèle, mieux assumer ses produits, etc. A chaque nouvelle technique marketing ou de communication, une nouvelle manière de penser, de re-penser les métiers. Rien n’est plus figé.

Sources complémentaires